Ironie, ironie…Il va en falloir par brouette entière, de l’ironie, pour aborder les 5 prochaines années [texte]La République des vieux cons
Alors voilà, la France qui se lève tôt de plus de 65 ans va remettre au boulot toutes ces feignasses qui ne bossent pas assez.Ironie, ironie…Il va en falloir par brouette entière, de l’ironie, pour aborder les 5 prochaines années. Et on ne va pas refaire un nième fois la liste des malheurs qui vont nous tomber sur la tronche, pluie de sauterelles et tempête de sable pourraient paraître plus confortable.
Soit, Son Immaculée Conception à mis tout le monde d’accord, le suffrage universel s’est exprimé, et on a eut l’impression d’ être un dimanche après midi chez grand maman : « faut travailler dans la vie, de mon temps on travaillait dans la vie ».
Une France qui radote, la voilà la rupture tranquille. 30 ans de chômage de masse, et on en est encore à promettre le plein emploi, avec une balance commerciale déjà dans le rouge, un incapacité à investir dans des moyens de productions neufs pour causes d’évaporation des bénéfices dans les poches des actionnaires, et de toute façon après avoir perdu la capacité d’émettre soi même sa monnaie scripturale, on s’attendrait pour le moins à un plan clair et rénovateur, on a droit au conservatisme pur et dur d’une droite républicaine qui a décidé de maintenir les privilégiés en l’état.
Y’avait pas assez de flics non plus, c’est vrai quoi, on s’habitue au bleu marine à force. Donc sécurité, ultra sécurité ! Comment ? Oui mamy, les Sarasins arrivent, ils sont à Poitier là.
Mais voilà, il reste de la puissance industrielle en France, il suffit de voir comment la gauche dans son ensemble s’est faite laminer sur tous les fronts pour en prendre la mesure. Là aussi, les causes sont évidentes : sclérose, enracinement, oserait – on – dire sectarisme…oui, on ose, faut pas faire les choses à moitié lorsque la situation est aussi grave.
A sans cesse regarder son histoire non pas comme une richesse, mais comme une espèce de légétimité acquise, forcément suffisante à convaincre, forcément connue de tous. Comment ? Oui mamy, les chars soviétiques arrivent aussi.
Alors puisque les lignes bougent, et que cette semaine sera déjà cruciale en vue des législatives, puisque le militantisme clairsemé ça ne donne évidement rien, et puisque l’élection de Son Infinie Clairvoyance l’exige, il va falloir réinventer une gauche, une vraie, une solide, une qui gueule et qui s’assume pleinement dans toute sa diversité. Car la recette victorieuse est là, et Son Impérieuse Grandeur l’a bien compris, depuis fort longtemps.
On ne part pas de rien, on a l’équipe, on a les structures, on a la force…Mais on a deux douzaines de candidats (on exagère à peine), cherchez l’erreur. On a de la ressource, tout n’est pas mort, mais là tout de suite, c’est aux appareils de se rapprocher, de s’unir en quelque chose de neuf. Mais ne nous y trompons pas, telle que les choses se dessinent, le PCF va se resserrer sur lui-même, espérant que les législatives ne finiront pas de l’enterrer, il n’y aura guère d’ouverture de leur côté, si ce n’est pour a nouveau s’autoproclamer légitime en toute lutte sociale. Les autres bougeront peut être, sans doute même. Et en toute légitimité, les 4% du « meilleur d’entre nous » en font une force, 4% c’est peu, mais c’est aussi beaucoup, c’est en tout cas assez pour penser qu’une reconstruction est possible, et qu’une reconstruction doit avoir lieu, maintenant.
Car c’est ainsi, nous aussi, on a besoin de notre « héro », laissant le concept de « chef » à d’autres, on a un impérieux besoin d’unité, et cette unité ne peut exister qu’au travers d’un candidat d’ores et déjà unique, soutenu par une base solide et indivisible.
Et cette analyse ne serait complète sans prendre en compte la situation inverse, celle qui finira par ensevelir toutes les énergies et tous les espoirs, c’est ainsi, sans remise en question profonde, la situation ne pourra que s’empirer. L’union fait la force, la désunion fait des imbéciles malheureux en lendemain d’élection.
Toute notre inimitié au nouveau Grand Mamamouchi Impérial, puisse son chemin être parsemés de punaises sous ses pieds nus.
Allez, un petit air d'Enrico Macias sur un remix de Gilbert Montagné, et Mireille mathieu à la batterie....Nan mais quand même, rien ne nous aura été épargné, et ça, c'est de l'ordre de la cruauté envers ses semblables















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