Gynécon a beaucoup d’idées

Non content de passer pour un débile, encore fallait il qu’il ne laisse aucun doute à ce sujet. C’est désormais une chose faite, Gynécon s’est fait tailler un costar par Mustapha El Atrassi chez Ruquier. On a même droit à un « Luchini Show » pour le même prix, mais ça n'a rien à voir.

Et oui, à prendre position d’exégète auprès du Sinistre Sarko, le Gynécon s’exposait à de vives critiques de la part de ceux qui se reconnaissaient dans ses textes et qui furent surpris de son récent retournement de bonnet à dreadlocks.

De deux chose l’une, ou il s’agit d’un revirement de conviction proche d’une saine et respectable schizophrénie, ou comme le prétend le Gynécon lui-même, c’est que nous étions les dindons d’une farce uniquement destinée à vendre les albums d’un pur produit marketing. Il se fait que le produit marketing n’a pas les épaules pour sortir du rôle que les pontes de l’industrie musicale lui ont collé à la peau.



Vous cassez pas à tout visionner, c'est long, et personne n'a eu envie de recouper la chose


Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. Reste qu’il peut être assez convivial de comparer ses textes et ses positions politiques, puisque l’homme, non content d’être un produit, se veut un produit respectable. Et ce n’est pas les insultes qui fusent, ni l’amusante absence d’argumentation illustrée par la présente vidéo, qui risquent de faire gagner un disque d’or au rappeur désormais privé de tout sens commun. A ce titre, Le coup de « la phase terminale » adressé à Michel Polak est un sommet d’élégance et un modèle de sérénité.

Bref, le gentleman soporifique n’ayant pas eu le sentiment d’avoir à expliquer quelques obscurs passages de son tout nouveau livre, La Fille du Père Noël s’est décidée à reprendre quelques extraits de l’œuvre du plus gros bonnet de France (on a estimé qu’il fallait tondre 12 moutons pour pouvoir confectionner un bonnet pour le Gynécon), afin de trouver matière à répondre à cette question essentielle qui tarabuste le bon peuple de France dans son ensemble : « Mais qu’est ce qu’ils nous les gonflent tous avec ces conneries ? »

Autant se mettre à table tout de suite, la question ne trouvera pas sa réponse, cependant, quelques éléments trouvés, de-ci, de-là, dans la littérature gynéconlogique, ne manqueront pas d’interpeller l’éventuel lecteur qui n’aurait rien trouvé d’autres pour combattre l’oisiveté, que de lire les fines analyses politiques pratiquées sur ce blog.

originaire de la terre mère où les marmots dansent dans des mares d'eaux faut dire que ces colons y'en a marre d'eux regarde nos femmes et notre faune j'en suis fan j'ai le feu au coeur je te jure notre historique n'est fait que de coups de fouet

« On lâchera pas l’affaire » - 2002. Et un couplet pour célébrer le rôle positif de la colonisation…cohérence quand tu nous tiens.

Je me demande, A quel Macro, j'paye des impôts, C'est à celui qui'm traite de 'negro', Qui m'dit qu'ça pue dans mes escaliers, Et qu'ça gêne qui ?

« Hexagonal » - 1998 . Déjà à l’époque, une profonde réflexion sur les institutions républicaines, une saine tirade faisant l’apologie du système d’imposition français.

Sur l'autographe, j'ai signé Bruno Je ne me reconnais plus dans vos journaux Mec solitaire et ordinaire Qui penche à gauche comme le Kouchner

« Je sais pas remplir ma feuille d’impôts » - 2001. Voilà, la preuve ultime que le Gynécon n’a jamais été homme de gauche.

On en a frappé du sceau de l’infamie pour moins que ça. Mais nous vivons à une époque où on en voit quotidiennement bien d’autres, et tout ceci ne mérite pas l’indécente débauche de pixels nécessaires à afficher cet article sur l’écran d’un ordinateur

Néanmoins, lorsqu’un personnage publique s’exprime, il est de bon ton de pouvoir réagir par rapport à ça…surtout lorsque le personnage en question prend position de donneur de leçon, comme un hôpital qui se moquerait de la charité. (ou comme un clanpin de conciergerie, l’image est certainement plus adaptée).

Bref, le Gynécon n’assume pas une cacahuète, et si son répertoire et son image ont été construits autour de cette quête obsessionnelle de conquête féminine façon gigolo des bas quartiers, on constatera avec indifférence que les réflexions d’un gland ne nous mènent pas bien loin.

On se tapera tout de même les cuisses en imaginant Nicolas le Bref faire le bilan de ses nouveaux copains : le Gynécon, Steevy, Sevran, Optique 2000….. "Avec la bande de romanos que je me traine, on est pas sorti des ronces"




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