Le show politique est à bout de souffle. Incapable de renouveler le spectacle, nous arrivons au bout du concept. Les médiocres sont sur scène et leur frasque ne fait plus rire grand monde. [texte] [video]La Présidentielle des Médiocres
Un « vive le Québec libre » contre un «vive les Etats-Unis et à bas la société russe », de part et d’autre on a pas peur de parler de tout…ce qui concerne les autres. Car pour ce qui est de chez nous, nada, que dalle sur le boulevard des exploités, ça continuera encore et toujours. Ceci dit, contrairement au Grand Médias, on notera tout de même une différence entre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes - héritage d'une Révolution passée - et l'allégeance au dominant par l'insulte de son vieil adversaire vaincu. Soit.A ce titre, les millionièmes sortie contre les 35 heures sont un exemple flagrant, où tout est dit quant aux intentions des un et des autres : le statu quo général, peut être en alternance, mais le statu quo quand même.
« Mais il est facile de comprendre que pour remonter le pouvoir d’achat, il remonter la production et donc, travailler plus »…argument choc, le capitalisme pour les nuls sauce UMP. Sauf que cette production remontée, encore faudra-t-il qu’il y aie des marchés où l’écouler, et encore faudra-t-il qu’il y aie redistribution équitable du bénéfice éventuel. Depuis le temps qu’on nous serine avec ces bondieuseries, qui peut encore y croire, à part un disciple de Steevy, génie de l’analyse circonstanciée ?
D’un autre côté, si les 35 heures étaient à l’origine ce qui devait ressembler à une avancée sociale, elle ne sont dans les faits qu’une balle dans le pied de ceux qui l’ont mise en application. Faute de se donner les moyens de cette ambition, c'est-à-dire ni plus ni moins que d’exiger que les richesses créées soient plus équitablement répartie, les 35 heures sont un flop général, plomber de toute façon par ce manque de ce qui devrait être la vraie ambition politique : changer les choses, les faire évoluer pour le bien être collectif, le sens même de ce que devrait être un Etat.
On continue donc le spectacle, avec les mêmes numéros d’apprenti humoriste qu’il y a 15 ans de ça. Bref, entre une Ségolène Royal qui fait l’actualité par se déplacement successifs (et ses déclaration humoristiques parfois mal comprises…) et un Nicolas Sarkozy nouvellement vêtu d’un rôle de « Môssieur sage » de l’intérieur, les deux principaux candidats imposés par les médias (François, si tu nous lis…) n’ont pas plus de programme l’un que l’autre. La Sixième République, un moment évoquée, est déjà rangée au rayon souvenir. C’est qu’il faudrait écrire tout un nouveau sketch pour présenter tout ça, on préférera, par prudence, resservir les recettes qui marchent, les vieux shows, mais avec des paillettes et des strasses, à l’américaine.
C’est que la démocratie bourgeoise a ses privilégiés, institutionnalisés, à chaque poste clé de tout ce qui peut influer sur la représentation du pouvoir, de tout ce qui peut influencer l’opinion publique. Rien de neuf sous le soleil, et c’est avec la crainte d’un profond ennui que nous attendons les futurs débats entre ces deux candidats, tout ça ressemblera très fort à cette vidéo, qui date de 1993. Un spectacle de Palmade, ou un sketch de Laurent Gera par-dessus, et c’est le suicide collectif de toute une nation.















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