L'Eboueur de l'Intérieur

Apres avoir orchestré la chasse aux sans papiers, hommes, femmes, enfants, sans distinctions humanistes aucunes, le sbire de Sarko balade sa nonchalance sur les bords du canal Saint Martin.

Peut être a-t-il été mis dans l’erreur en entendant le nom de l’association à la tête de cette heureuse initiative : Les enfants de Don Quichotte. Il se sera dit, Don Quichotte, c’est pas très français de souche, en plus il y a des enfants, bref, de belles expulsions en perspective.

Que non, c’est donc un Klarsfeld déçu qu’on aura pu écouter se lamenter sur le sort des sdf sans manifestement se rendre compte qu’il n’avait strictement aucune légitimité pour se faire. Déclarer « Les choses ne peuvent évoluer que s'il y a une volonté de l'opinion publique qui affiche ses bons sentiments à la veille de Noël ou le lendemain de Noël ou du jour de l'An, mais quand il s'agit de mettre les SDF, un petit centre dans leur quartier, ils protesteront peut-être »

Mais on le sait qu’en France, toute décision un tant soit peu politique se fait avec des sondages d’opinion. Même lorsque ici, il s’agit d’appliquer un droit inaliénable, présent dans la constitution, il semble bien qu’un bon gros sondage comme on les aime soit nécessaire.

Soit. Saluons déjà l’initiative des enfants de Don Quichotte, et de leur tête de proue, Augustin Legrand.

Le Sieur Klarsfeld est donc descendu se battre contre le moulins et a rencontrer les responsables de l’association. On en retire de cette haute discussion à propos de la charte proposée par les enfants de Don Quichotte que « oui, Sarkozy y a pensée, « oui, c’est aussi ce que Sarkozy pense », « oui, Sarkozy l’a dit aussi ». Résumé succinct, mais très fidèle au contenu. Ajoutons pour être complet que ce sont bien les hommes en bleu de Sarko qui expulsent manu militari les sdf lorsque ceux-ci font tache dans le paysage.

Comme Lfdpn l’avait déjà souligné dans un récent article, « le plan gros con », il aura bien fallu que des citoyens prennent les choses en main, en lieu et place des politiques, en lieu et place des médias. C’est ainsi, ces grands penseurs du droit et de la gestion de la cité sont bien trop engoncé dans leur carriérisme, que pour être capable de prendre les devants sur les problèmes majeurs qui rongent notre société. Notons que c’est tout de même leur métier, parfois même poussé jusqu'à la dynastie politique. Mais voilà, ils ne peuvent plus que réagir, être à la traîne, et envoyer leurs sous fifres affronter les initiatives populaires.

Médèèème Vautrin, sans dignité fixe, n’est pas en reste, si ce n’est qu’elle n’a pas sa marionnette attitrée….normal vu qu’elle est en fait elle-même la marionnette de l’Elysée pour ce qui concerne la cohésion sociale.

Alors, on assiste en ce moment même à un grand brouhaha d’entre deux fêtes, a grand coup de poudre de perlimpinpin, d’esbroufe, d’affirmations vaseuses, et de promesses illusoires. Même le maître de Paris Plage a décidé d’aller visité un centre d’accueil…c’est dire que c’est un homme fort occupé, et que jusqu’à présent, tout ce qui touche les « gueux » lui est passé un peu au dessus de la tête. Comme le Seigneur de la fracture sociale, d’ailleurs.

Attention, on a déjà pris des mesures fortes. Par exemple, d’étendre l’heure d’ouverture des centre d’accueil en semaine, et même 24 heures sur 24 le week-end. Génial, quelle imagination, quelle grandeur et quelle générosité, mes Seigneurs !

Soit, restons fiers de ces citoyens qui prennent les choses en main, qui font un métier qui n’est pas le leur, parce que ceux qui en ont la charge en sont bien incapable…tant qu’un sondage ne leur dit pas que faire.

La Charte du Canal Saint Martin :

Préambule

Nous, citoyens et citoyennes, refusons la situation inhumaine que vivent certains d’entre nous, sans domicile fixe. Nous voulons que soit mis fin à ce scandale, à la honte que cela représente pour un pays comme le nôtre.
La Constitution garantit le droit à la dignité, à des moyens convenables d’existence, et nous avons un devoir d’assistance à personne en danger. Nous n’acceptons plus que les plus fragiles ou les plus pauvres soient laissés au bord de la route.
Il faut rompre avec les solutions provisoires, les logiques d’urgence qui aggravent la précarité et condamnent tant de personnes à une souffrance insupportable, et même certaines à une mort prématurée.
Nous demandons à l’Etat de mettre en place dès aujourd’hui une politique ambitieuse garantissant l’accès de tous à un vrai logement, à travers les mesures suivantes. Pour la dignité de tous.

La suite sur le site des enfants de Don Quichotte :
http://www.lesenfantsdedonquichotte.com

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