Il n'y a pas de misère en France

Les médias vont nous en parler pendant 24 heures de la Journée mondiale du refus de la misère.

On croirait un slogan tout juste sorti de la bouche d'une miss france : "Je suis pour la paix dans le monde et contre la misère".
Vous connaissez beaucoup de personnes qui affirmeraient être pour plus de misère dans le monde, plus de guerres....soit, on en connait, mais aucun pour le dire tout haut.

Alors, il serait temps de penser à la misère du monde…une journée par an ? Et pourquoi pas le 17 octobre ?

Les chiffres, aussi impressionant soient-t-ils, (une personne meurt de faim toutes les 4 secondes) ne peuvent renverser nos esprits déjà bien remplis de sondages en tout genre. Là ou nous devrions être effondrés, c'est de voir tout le je m'en foutisme des institutions, des médias et de la société en générale. C'est proprement une attitude insupportable d'indifférence et d'égoïsme pur.

Le premier problème à l’échelle de la planète est l’eau. Oui, sans eau ou avec une eau polluée, on meurt très vite.
400 millions d’enfants vivent sans avoir accès à de l’eau salubre (bien obligé de vous donner encore des chiffres, même inimaginable...400 millions, c'est plus que la population d'Europe).
Les problèmes de malnutrition doivent donc être traités en même temps que les problèmes d’accès à l’eau, c’est indissociable.
A lire : "L'eau et l'assainissement dans les villes du monde"

La pauvreté vous paraît éloignée de vous ? Si c’est le cas, vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.
Le nombre de bénéficiaires du Rmi qui ne cesse d’augmenter tout en sachant aussi que beaucoup de famille qui devraient en bénéficier n’osent pas demander cette aide.
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/idf/rfc/docs/bilan2005_bilan_social.pdf

Et toutes ces associations qui sont de plus en plus débordées par le nombre de personnes qui les sollicitent : restos du cœur, banque alimentaire, Emmaüs, croix-rouge,…

Vous croyez encore que l’on peut vivre et se loger avec un Rmi ? Alors que tant de français ne le peuvent plus même avec un salaire « décent »? Ni vivre, ni se loger, non, à peine subsister, survivre, juste assez pour ne pas s'éteindre totalement.
Les squatts sont légions dans notre beau pays. Et nous faire croire qu’il n’y en avait qu’un (Cachan) est un leurre, ça fait plus de trente ans que ce problème existe dans chaque grande ville. Nous faire croire qu’il n’y aurait là bas que des sans papiers est tout aussi faux. D’ailleurs on se demande bien comment l'américain a fait son choix pour ces expulsions…le plus ancien des squatts date des années 50 (du siècle dernier quoi).

L’Etat doit-il, au travers des aides de la CAF, financer le privé en matière de logement ? L’Etat ne devrait-il pas plutôt réguler le montant des loyers en fonction des capacités réelles de la majorité des citoyens ? C’est devenu complètement dingue, le peuple subit des charges de plus en plus lourdes, jusqu’où peut-on aller ? Vivre dans des caravanes comme déjà beaucoup de nos compatriotes ? Devons nous nous laisser faire ?
Un site intéressant sur les inégalités en France : http://www.inegalites.fr

Un article sur le sujet du logement aussi : "Encore un peu plus de précarité..."

"Les Français et la question du logement" par la sofres Vous imaginez l'étandue du problème si même la Sofres ne peut plus le cacher !

On ne meurt peut-être plus de faim en France (pour combien de temps ?), mais les enfants atteints de malnutrition ne sont pas absents du tableau.
Lorsqu'on sait que la politique de l’accès aux aides pour les cantines scolaires dépend des maires, et que certains (beaucoup ?) préfèrent construire des ronds-points ou tout autre travaux d'inintérèt public (allez savoir pourquoi ?) plutôt que de financer ces aides là, pourtant de la plus haute importance.

Les droits de l’enfants ratifiés par la France fin 2005 ne sont que de bonnes paroles comme les droits de l’homme. Une bonne conscience avec une petite signature, ça ne coûte rien.
Pourtant ce texte est très clair, l’État doit assurer la survie et le développement de tous les enfants.
Pour en savoir plus : http://www.droitsenfant.com/convenf.htm

Une info de dernière minute : des familles entières (enfants compris) ont passé la nuit dehors à Toulouse ! Alors avec des asso, ils ont squatté un batiment public en attendant mieux. Et le maire de demander leur expulsion...Honte à chaque Français d'ainsi laisser la République pourrir, de laisser des enfants dans la rue ! http://toulouse.indymedia.org

On pourrait parler aussi de l’accès aux soins dont beaucoup de personnes ne bénéficient pas : étudiants, français aux revenus moyens qui ne peuvent avoir de droits ouvert à la CMU http://www.cmu.fr/ (ou qui ne les réclament pas comme pour le Rmi).

Un beau tableau que vous ne verrez pas dans nos chers médias.
Alors on comprend qu’il est plus facile de nous bassiner avec des histoires d’insécurité que de parler des vrais problèmes sociaux des citoyennes et citoyens.

Toutes les personnes de bonne volonté feraient bien de se bouger le *** plutôt que de discuter des semaines sur qui présenter aux élections. Bousculons gentiment l'alternative unitaire, le temps presse, et si un formidable boulot à déjà été fait, tout indique que ce sera un coup dans l'eau, un de plus, face aux égos des un(e)s et des autres! Seule la loi du bon sens devrait guider les pas d'un mouvement qui cherche à incarner un changement profond, on en est loin. http://www.alternativeunitaire2007.org .

Nous devons tous nous mobiliser pour réclamer plus de justice sociale et un vrai partage des richesses. C’est d’une révolution de nos institutions dont nous avons besoin, et les pistes ne manquent pas. N’ayons pas peur de regarder du côté de l’Amérique Latine et plus particulièrement du Venezuela.
Voir le précédent article : george-w-el-diablo

Si nous devons refuser la misère aujourd’hui et demain, commençons par donner l’exemple chez nous. Crions le bien fort à en faire péter les oreilles de nos politiciens énarques.


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