Vous prendrez bien un sondage avec votre café ?

C’est la grande mode, les organismes de sondage ont le vent en poupe, ils voguent entre les titres de l’actualité, affirment les positions de l’opinion publique, mieux ils sont les représentants de l’opinion publique, ils sont l’opinion publique.

Plus besoin de réfléchir, d’affirmer haut et fort ce que vous pensez, les sondages le savent mieux que vous.

Par exemple, ce mardi 26 septembre, à 16h30, sera expulsée vers le Mali Hourey SACKO, en France depuis 2001, enceinte de trois mois d’un père Français. Ayant laissé sa confiance et son passeport à la Préfecture, cette future mère s’est retrouvée arrêtée lundi 25 à 7 heures du matin, et conduite en centre de détention le plus proche de son domicile compiégnois. Planifiée, cette expulsion est la démonstration de la méthode, de la chasse, de la traque organisée par les haineux de la République, ceux dont les dents trop longues rayent tous les parquets, y compris ceux d’une justice famélique et bafouée chaque jour en ce beau pays de cocagne. ( http://www.educationsansfrontieres.org )

Mais tout cela n’est pas grave, puisqu’une série de sondage arrive bien vite pour nous affirmer qu’une écrasante majorité de Français soutiennent ouvertement la politique du Sinistre d’intérieur. « Aller contre moi, c’est aller contre l’opinion publique » s’exclame le Napoléon de Neuilly. « J’ai raison parce que l’opinion a, par principe, raison « poursuit le populiste en chef. Comme à son habitude, c’est le sourcil frémissant et les épaules branlantes et la démarche squalesque, que le Père de la Nation se fend de ce genre de déclaration d’un populisme dont il n’est désormais plus permis de douter. Encore que, populisme, démagogie, tout cela ne veut plus rien dire, ces expressions se balancent à la face de son opposant telle une tarte à la crème sur le groin de BHL.

Ce qui veut toujours dire quelques chose, la seule vérité qui compte en fait aujourd’hui, ce sont donc les sondages. Non, il ne s’agit pas d’une vulgaire technique proctologique, mais d’un baromètre de l’opinion publique. Chaque jour, Grand Frère est capable de nous dire ce que nous pensons, et surtout ce que nous devons penser.

Il y a l’Ifop, instrumentalisé par la patronne des patronnes, il y a Ipsos, dont on voit la grisonnante crinière de son maître à penser trop régulièrement sur les écrans de télévision….les instituts de sondage ne manquent pas, ils sont légion ! Mais quoi, la question qui reste : comment ça marche un sondage ?

mais avant, voici le logo Ipsos...toute ressemblance avec un logo existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence, un hasard maleureux, une succetion de conjonctures défavorables et improbables.

ipsos


Ainsi, sur son site, Ipsos nous livre sa FAQ, qui nous explique plusieurs points dignes d’intérêts.

- Comment choisit-on les personnes interrogées ?

En théorie, les personnes interrogées pour un sondage devraient être choisies au hasard. C’est ce qu’on appelle la méthode aléatoire : on tire au sort un certain nombre de personnes qui constitueront l’échantillon à interroger.
En France, cette méthode n’est pratiquement pas appliquée. Les instituts de sondage utilisent une autre technique, celle des ' quotas '. Il s’agit alors d’interroger un échantillon de personnes qui ont les mêmes caractéristiques socio-démographiques que l’ensemble de la population. Les critères utilisés pour ce faire sont généralement le sexe, l’âge, la catégorie socio-professionnelle, le type de commune, la région.


le Blog de Sarkozix


Les sondages répondent à des quotas. Si on veut savoir ce que pense le peuple des derniers crachats sarkozyste à la face de la démocratie, on prend un échantillon, un quota : du Français de souche (hongrois de 2eme génération peut suffire), blanc et futé comme il se doit, roulant en 4x4 de préférence. Par facilité, on pourrait conseiller à Ipsos d’installer une permanence dans les banlieues, ils seraient là directement à la source du problème.

Mais bon, c’est qu’elle à ses avantages, cette méthode des quotas ! « Par rapport à la méthode aléatoire, celle des quotas a l’avantage d’être plus rapide. » c’est un fait, on sait ou on va, on sait ce que le sondage doit dire, on va tout de même pas s’emmerder à contacter des milliers de personnes au hasard qui vont nous bousiller notre prévision.

« L’inconvénient majeur de la méthode des quotas est de ne pas permettre de calculer scientifiquement la marge d’erreur du sondage » Voilà, si Ipsos dit que 65% des français approuvent la politique aveugle et sourde, il n’ont techniquement aucun moyen d’évaluer la marge d’erreur potentielle. Mais bon, comme à Ipsos on est des gens intelligents, « on considère cependant que la marge d’erreur des sondages par quotas est égale ou inférieure à celle des sondages aléatoires. »

La Nasa fait pareil, quand ils envoient leurs ouailles ravitailler la station spatiale, ils n’ont aucun moyen de savoir où elle se trouvent, ils questionnent un quota. On va quand même pas s’emmerder avec la science, fut elle mathématique pour des questions aussi triviale.

Les sondages se font par téléphone…rapide et permettant une large couverture géographique…au détriment de la profondeur et de la qualité du questionnaire soumis. En guise de questionnaire, ne reste qu’une seule question, orientée bien sur.

« L’élaboration du questionnaire est une phase très importante du sondage. La qualité du questionnaire conditionne largement la pertinence de l’enquête »

Ils le disent eux même, la qualité du questionnaire conditionne la pertinence de l’enquête. La même enquête dont la dite pertinence est déjà mise à mal par l’impossibilité de mesurer scientifiquement la marge d’erreur…Vous suivez ?

« C’est dire que la rédaction d’un bon questionnaire doit être l’affaire de professionnels compétents »….clair ! c’est bien la moindre des choses, on va pas confier la manipulation d'Etat à Gynécon tout de même, le populisme a ses limites. Il a ses papiers au fait ?

Et voici la cerise sur le gâteau, concernant les mesures faites en période préélectorale, sur le milieu politique. Ce qui tombe plutot bien, c’est justement de ça qu’on cause : « Si les instituts de sondage publiaient les résultats bruts de leurs enquêtes, en période préélectorale, ils se tromperaient lourdement. Les intentions de vote recueillies posent, en effet, deux sortes de problèmes. Le premier vient de ce que tous les électeurs ne sont pas également accessibles. Certains d’entre eux refusent souvent de répondre aux enquêtes d’opinion, par crainte ou par hostilité à l’égard de l’univers politique »

On le réécrit pour bien comprendre : deux sortes de problèmes, tous les électeurs ne sont pas également accessibles, et certains d’entre eux refusent de répondre aux enquêtes d’opinion. Ce qui fini de justifier la méthode non-scientifique des quotas, les sondages étant à l’ère de la production industrielle. Ipsos prétend faire une différence entre une question d’intention de vote et une question d’opinion sur un fait…et ils ont raison de prendre des gants, autant il est difficile de manipuler une question de choix de vote, autant il est beaucoup plus simple de poser une question bête et orientée à un quota prédéfini.


les dessins de Placide


Mais que reste il de tout ça alors ? C’est simple : de la manipulation de masse, par média interposés. Le réseau de relation sarkozyste est bien ficelé, avec des accointances dans toutes les hautes sphères influentes. Image et esprit grégaire, le principe de base du marketing…si tout le monde pense et agit comme ça, alors moi aussi, je veux pas passer pour une amibe.

Mais tout n’est pas joué d’avance, ce serait oublier les émeutes en banlieue, le non à la constitution, le cpe, et toutes les gifles reçues dans les urnes par la droite républico-bananière.

Enfin, sachez que 75% des Françaises et Français, 90% des Belges et des Suisses, apprécient grandement les articles de La Fille du Père Noël....sondage réalisé par quotas, une arme à la main sur un panel de trois visiteurs déjà connu des services de police. Si le peuple le dit, alors... :catap:


Vérifiez l'information, faites une recherche Google en rapport avec ce billet :


Google