Sarko l'Américain

Qu'est ce qu'on veut, que je sois un admirateur de la société russe ? Bah ce qu'on veut, c'est assez simple : puisque le Président de la République Sinistre de l'Intérieur se trouve trop souvent à l'extérieur, qu'il y reste !

On est habituées, il n'y a plus de surprise, la morgue sarkozyste à encore faite des siennes. Qu'il aime les états-unis, c'est son droit. Qu'il estime devoir en faire des tonnes pour le démontrer, soit. Qu'il tente de se tailler une stature internationale à quelques mois des élections, passons. Par contre, qu'il insulte le gazier d'a coté, on admettra que c'est pour le moins une gaffe diplomatique. A peu de choses pret, les moudjiks seraient de la racaille et la société russe à nettoyer au Karcher.

Réaction d'un autre siècle, démonstration absurde de l'incapacité du petit Nicolas à avoir la carrure d'un chef d'Etat responsable. Ainsi, le Sinistre d'Etat fut reçu par les pontes américains, y compris par le Président Bush en personne, lequel n'aura pas manquer de lui conseiller un excellent fournisseur de talonnettes...une solidarité de taille, probablement. Malheureusement, il semble que "deubleyou" n'aie pas servi une tournée de Bretzels au maladroit Sarko.

Et bien puisqu'il faut vanter les mérites de la société américaine, sa grandeur et sa décadence, allons y. Une société quasi idilyque, donc, où le budget de la défense représente plus que celui des 10 puissances suivantes, où le déficit commercial est un gouffre insondable, seule manière de doper artificiellement une croissance économique uniquement basée sur l'universalité du dollars, le pétrole et la guerre. Une société où les sans abri se comptent par millions, où les pauvres se comptent en dizaines de millions, où le plein emploi tellement vanté n'est en fait que l'esclavage moderne des plus faibles, à grand coup de pompe dans le cul. Une société ou criminaliser la pauvreté est devenu une coutume, un évidence, un précepte. La voilà la tolérance occidentales, engoncées entre son rouleau compresseur économique et ses délires évangéliques.

Alors pourquoi comparer ? Comme si fustiger la Russie était le seul moyen de redorer le blason américain, sali des dizaines de milliers de morts irakiens, éclaboussé du sang d'un peuple martyrisé, au nom de la démocratie, et de son important besoin de pétrole.

Une société idéale, donc, où les gosses sont envoyés au front, histoire de financer les retraites de la classe bourgeoise, histoire de démontrer que la démocratie n'est pas le meilleur système, seulement, parait il, le moins pire.

La Rome des temps moderne, dont l'Imperator envoie ses troupes égorger les barbares, pour que Rome soit grande, pour que Rome soit la lumière du monde. Oui, mais une lumière noire, faite des ténèbre de l'égoïsme, de la noirceur de l'individualisme.

Alors quoi ? Il est donc possible d'être de droite, et fier de l'être ? Fier de quoi ? Fier d'avoir des oeillères intégrées, un sens de l'empathie inexistant et une agressivité débordante ? Fier d'avoir besoin d'un chef à penser pour soi, d'une idole à vénérer ? Dernièrement, le grand exégète du loft se déclarait gay catho de droite, se plaignant de n'être pas accepté tel qu'il était, dans ce sérail réservé...un peu comme un afro-américain fan du K.K.K. regrettant le manque d'amitité de ses coreligionnaires.

Un monde de fous, mais tout va s'arranger, d'ici 8 mois, nous auront des 4x3 à l'effigie sarkoleonienne à chaque giratoire...les loups, les hyènes et les coyotes pourront alors danser dans la société de leur rêve. :mad:


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