Essai politique et historique, un petit film qui examine quels sont les moteurs de l'histoire et quel rôle joue le progrès des connaissances dans l'évolution des luttes auxquelles doit se confronter le vivant. [video] [texte]Notre Société
Essai politique et historique, ce film examine quels sont les moteurs de l'histoire et quel rôle joue le progrès des connaissances dans l'évolution des luttes auxquelles doit se confronter le vivant. Il traite du rôle des physiciens, de leurs intentions dans une entreprise commune : développer des connaissances qui transformaient les modalités des luttes pour la domination.Ces deux videos nous portent à nous intéresser au parallélisme entre les évolutions technologiques et les évolutions sociales. Le problème reste que les sociétés sont enchainées aux principes économiques, comme une convention admise entre tous que ce moyen de communication serait l'extrême apanage de l'être humain. S'il est évident que les échanges commerciaux sont sources de tranquilités entre voisins, le "tout commerciable" représente le danger inverse, celui de la main mise d'une infime minorité sur l'ensemble des ressources de la planète. En fait, voilà surtout à quoi sert les avancées technologiques, elles sont sources de plus de richesses pour ceux qui ont les moyens de le mettre en oeuvre, c'est à dire ceux qui possède le capital. A force, le phénomène s'est inversé, le capital n'attend plus la technologie, il l'oriente, et on sait vers où.
Pour le commun des mortels cité plus haut, ne reste que les miettes de ces avancées qui ont parfois l'insigne bonté d'apporter une amélioration dans notre quotidien (de tous les jours). Ce dernier point était vrai il y a une cinquantaine d'années, mais les dernières décénies nous ont surtout fait prendre conscience qu'au final, nous ne sommes qu'une donnée plus ou moins constante des dogmatiques équations économiques. Ce qui nous amènera tôt ou tard à constater le malheureux cloisonnement des disciplines scientifiques, alors qu'elles auraient tout intéret à collaborer...un peu de sociologie dans l'économie ne ferait surement pas de mal.
Toutefois, ces modalités de luttes pour la domination concernent elles le commun des mortels ? On le voit chaque jour, on le sent dès qu'on se lève, l'influence que nous pouvons avoir sur les décisions prises frise le vide sidéral. Ponctuellement, il est vrai, on a une dizaine de secondes pour faire entendre "sa voix", sous forme d'un gros papiers formatés, comportant des cases à cocher, le tout se déroulant dans le précaire secret d'un isoloir commun. En dehors de ces dix secondes, il nous reste à inventer les slogans, à peindre les banderolles, et à arpenter les rues des grandes villes pour bien montrer notre mécontentement face à des politiques déshumanisées, tournées vers le profit, vers le carriérisme, vers l'intérêt personnel en lieu et place de l'intérêt commun.
Sortant de ce concept bien cloisonné, les mouvements altermondialistes représentent de fait une bonne partie de celles et ceux qui ne se retrouve pas dans le système imposé, ni dans ses représentants plus ou moins déclarés. Devenant une force avec laquelle il faut compter, ces mouvements n'hésitent pas à s'attaquer de front aux préceptes même du capitalisme, et de l'organisation sociale qui en découle.
Extrait "Attac" :
Un mouvement en rupture avec le passé
Le mouvement altermondialiste présente des caractéristiques inédites qui le font apparaître comme profondément différent du mouvement d’émancipation qui l’a précédé, le mouvement ouvrier, dont il intègre pourtant une grande partie des préoccupations et une partie des composantes.
Un mouvement "non classiste"
Contrairement au mouvement ouvrier, il ne s’agit pas d’un mouvement de "classe", mais d’un mouvement, se dénommant lui-même "citoyen", qui veut représenter l’ensemble de la société. Cette situation s’explique d’abord par l’échec historique du mouvement ouvrier que l’effondrement de l’URSS a mis en évidence. Non seulement les salariés subissent à cette époque des défaites sociales considérables, mais celles-ci s’accompagnent d’une crise profonde du projet de transformation sociale. Le capitalisme apparaît triomphant et la fin de l’histoire est officiellement proclamée, le ralliement de la social-démocratie au sociallibéralisme actant cette situation. Le mouvement ouvrier apparaît défait, non seulement socialement, mais aussi idéologiquement. Le mouvement altermondialiste se construira donc sur de nouvelles bases.
Celles-ci sont données par la logique même du développement du capitalisme. Le rapport conflictuel entre le capital et le travail n’a aucunement perdu de son importance et reste le moteur de luttes sociales décisives. Cependant de nouveaux terrains d’affrontements apparaissent, liés à l’extension apparemment sans fin du règne de la marchandise.
http://france.attac.org/article.php3?id_article=2898















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