Le Bien Commun

On désigne par bien commun tout objet matériel ou immatériel n'appartenant à personne et à ce titre appartenant à tous [wikipedia]

L’eau est peut être l’exemple le plus évident d’un bien commun, par son côté vital à la vie et par son côté irremplaçable. Vouloir mettre l’eau sur le marché serait réserver à certains la possibilité d’exploiter et de faire du profit par la distribution de cette denrée vitale, au détriment de l’intérêt général.

Vous me direz que l’intérêt général, ces derniers temps, à tendance à être mis en tube pour une éventuelle utilisation ultérieure, et vous auriez bien raison. Tenez, le premier exemple qui nous est donné dans cet extrait du reportage consacré au bien commun (je le redis pour ceux qui n’auraient pas suivi jusqu’ici) concerne ce gros c…heu, cet entrepreneur qui s’imaginerait bien faire main basse sur une substantielle réserve d’eau douce d’Outre Flaque afin d’en tirer de substantiels profits. Son argument est que si les Saoudiens vendent leur pétrole, qui est quand même bien aussi une ressource naturelle, rien ne s’oppose à ce qu’on – enfin lui surtout – puisse vendre de l’eau. J’imagine déjà avec horreur un tanker d’eau douce qui sombrerait dans la Manche et déverserait son contenu sur les plages bretonnes…les goélands sont plus habitués à ça, z’allez les traumatiser !

Bref, vous l’aurez compris, la différence essentielle entre l’eau et le pétrole, c’est qu’on peut trouver une substitution au pétrole, mais que d’eau, il n’y a que l’eau, irremplaçable, et surtout universelle à la vie. L’important est que nous tenons là une première précision par rapport à la définition proposée par la wikipedia. L’eau, n’appartient à personne et donc à tous par son côté irremplaçable et vital.

C’est ainsi que « Le bien commun », reportage de Carole Poliquin, produit par L’Isca, nous entraine dans le voyage de l’homme d’affaire soucieux de ses actionnaires. Intéressé par toujours plus de marché, toujours plus de profit, l’homme d’affaire se penche sur l’eau, les plantes médicinales, le(s) génome(s), l’agriculture, les services publics, il veut tout vendre, il veut que tout soit relation du fort vis-à-vis du faible, ou plus précisément de l’escroc envers les honnêtes gens. Cette leçon vaut bien trois cents millions de francs au japon, sans doute.

Retrouvez « le bien commun » au complet, et d’autres reportages disponibles sur le site de l’Isca.


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