Histoire de faire le tour des actions anti-dadvsi : le boycothon [texte] [musical]Dadvsi et le Boycothon
Je vous avais déjà parlé du miracle de la multiplication des pains, dans un précédent article concernant dadvsi http://www.lafilleduperenoel.net/dotclear/index.php/2006/04/21/290-dadvsi-journee-de-deuilAinsi, ce 1er mai, beaucoup de visiteurs de ce site l'auront constaté, fut l'occasion d'une journée de deuil de l'Internet. Cette journée à regroupé plus de 1500 sites participants, et plusieurs milliers d'internautes, ce qu'on peut considérer comme un succès sérieux au vu du peu de temps de préparation de cette action, et du peu de moyen à notre disposition pour faire passer le message.
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi, Dadvsi, c'est la main mise de l'industrie musicale sur la production artistique, c'est rendre illégal le peer to peer, et c'est aller à l'encontre du droit à la copie privée. C'est aussi un interpolarité menacée - exemple j'achete un cd, mais je ne pourrais pas le transformer et le lire sur un baladeur mp3, ipod, autre - , ce sont des mesures de sécurités anticopie et de traçage de l'utilisation qui viole très clairement la vie privée, et c'est finallement surtout une vision des choses différentes, entre nous, citoyens de base, et l'industrie capitaliste cherchant à tout mercantiliser.
Un mot sur le peer to peer, largement diabolisé ces derniers temps, et injustement. Le peer to peer c'est aussi la possibilité pour des artistes de diffuser leurs créations sans avoir à dépendre de l'industrie, et des médias, car figurez vous que tous les artistes ne rêve pas d'un yacht en baie monégasque, d'une limousine avec chauffeur, etc... C'est aussi la même possibilité pour tous les créateurs de logiciels libre, qui, en décentralisant la source, rendent accessible au plus grand nombre une production qui serait autrement gravement limitée par des problèmes de bande passante évident. C'est aussi la possibilité de mettre à disposition des films et reportages indépendants, qui se serait vu refuser un place dans les salle de ciné, ou à la télé.
Enfin, le peer to peer reste avant tout un moyen de communication et d'échanges entre individus et collectivités, un outil de pluralité culturelle, pluralité d'ailleurs dangereusement menacée par le conformisme ambiant. Pour ce qui trait au piratage à proprement parler, il est bon aussi de faire la part des choses entre une écoute de musique ou un visionnage de film, et la copie en masse de ceux-ci à des fins lucratives. Le peer to peer est une évolution des moyens de communication, et en ce sens, les champs médiatique et phonographiques ont tendance à se braquer face à la nouveauté, au lieu d'essayer de s'y adapter. Dadvsi est en quelque sorte la colonisation de l'Internet par des groupes aux seules visées mercantiles.
Quant aux méthodes utilisées par les Majors, elles sont agressives, insultantes, et elles pratiquent l'amalgame en englobant tous les utilisateurs de peer to peer dans le même sac, et enfin, elles ont obtenus que la loi prévoie des sanctions absolument iniques. Précisons que ce sont surtout les jeunes (encore eux), premiers utilisateurs du peer to peer, qui sont les premières victimes...et leur parents pour les mineurs.
Le pourvoyeur de moyens de contournement des mesures de protection ou d’atteinte aux informations sur l’œuvre, "qui les rend accessibles au plus grand nombre et favorise des atteintes répétées des œuvres, s’expose à 6 mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende". Le "hacker" qui, par un acte individuel et isolé, "décrypte la mesure technique de protection de l’œuvre ou porte atteinte par lui-même aux mesures de protection, encourt 3 750 euros d’amende". L’utilisateur lambda de logiciels mis au point pour le contournement, qui profite des moyens mis à sa disposition pour s’affranchir des mesures de protection, relèvera d’une contravention de 4e classe de 750 euros qui sera créée par un décret en Conseil d’Etat. TROIS ANS D’EMPRISONNEMENT Mercredi 15 mars, les députés avaient déjà décidé de réprimer les éditeurs de logiciels de téléchargement illicite. Au terme d’un amendement, le fait d’éditer et de mettre "sciemment" à disposition du public un logiciel permettant le téléchargement illégal "d’œuvres ou d’objets protégés" est passible de trois ans d’emprisonnement et 300 000 d’euros d’amende. [samizdat]
L'industrie phonographique s'appuie sur un argumentaire faux, et pratique un lobbying déloyal aupres des parlementaires.
La réalité est qu'aux états-unis, l'industrie du disque a lancé des campagnes de procès contre les internautes utilisateurs de réseaux p2p, a baissé le prix de vente des CD, et que l'usage du p2p et les ventes de CD ont augmenté... Le discours importé en France (où l'on paie une redevance copie privée) par les majors a été dénoncé, entre autres par le Ministre de l'Industrie français, Patrick Devedjian, qui a conseillé à cette industrie de plutôt s'adapter aux évolutions technologiques, et de baisser le prix de vente des CD.[odebi]
Il est donc inacceptable que les majors :
- limite le nombre de copies privées de la musique achetée (CD ou en ligne)
- dégrade la qualité des copies
- impose l'achat d'un logiciel ou d'un matériel spécifique pour l'utiliser
- interdise la lecture de l'oeuvre sur certains lecteurs
- interdise la conversion de l'oeuvre dans un format librement choisi
C'est en ce sens que la Ligue Odebi à lancé le Boycothon. Comme plus de 15000 internautes aujourdhui, vous pouvez rejoindre le Boycothon, et ainsi vous engager à ne plus acheter le moindre cd provenant de l'industrie phonographique.
La zic de ce billet est "Litanie contre dadvsi" de Bohwaz, extrait de la compil anti-Dadvsi, que vous pouvez retrouver sur musique-libre.org















Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.