Amnistie des jeunes Anti-CPE

La Fille du Père Noël avait déjà joint sa voix lors d'un article récent (état de droit à géométrie variable) pour réclamer l'amnistie de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations et actions anti-cpe.

Aujourdhui, le quotidien l'Humanité lance une pétition sur son site, c'est donc tout naturellement que nous vous invitons à aller signer cette pétition...extrait :

Rendez vous sur le site de l'Humanité : http://www.humanite.fr/petition/meta828136

Pendant deux mois, notre pays a connu une mobilisation exceptionnelle pour exiger le retrait du CPE. Les millions de lycéens, d’étudiants, de salariés engagés dans ce mouvement ont finalement obtenu gain de cause.

Or, des milliers de jeunes, interpellés lors des manifestations de ces dernières semaines alors qu’aucun de leurs agissements ne peut être assimilé à un comportement de « casseurs », sont condamnés à la chaîne par les tribunaux. Cet acharnement répressif est d’autant plus inadmissible que les exemples abondent qui révèlent l’injustice et l’arbitraire de ces arrestations et le plus souvent de ces condamnations.

Alors que le CPE a vécu, il serait totalement incompréhensible que le pouvoir continue à vouloir faire payer sa défaite aux jeunes engagés dans ce mouvement. Nous demandons l’arrêt de toutes les poursuites engagées contre des jeunes anti-CPE et l’amnistie des peines déjà prononcées à leur encontre.


Quelques points pour préciser le caractère indispensable de cette amnistie :

- la situation s'est envenimée par l'incurie même du pouvoir, qui préférait ses jeux de politicards à la réalité de la vie de millions de citoyens.
- les arrestations ont été trop souvent faites dans la confusion. Ainsi il existe un risque élevé de jugement illégitime (en plus d'être expéditifs).
- Si un Président de la République peut donner des ordres illégaux sans avoir à rien redouter, il ne saurait y avoir deux poids deux mesures...ou alors la cinquième république peut définitivement abandonner ses prétentions à représenter un Etat démocratique (art 432-1 du code pénal, soulevé par le syndicat de la magistrature)
- Enfin, le coté dictatorial d'une mesure impopulaire, passée dans l'urgence et sans aucune consultation des partenaires sociaux, est de toute évidence la cause même des mouvements de contestation. Lors d'un incendie, on punit le pyromane, pas les pompiers.

:catap:

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