Waterloo

Waterloo Entouré de ce qui reste de sa garde parlementaire, l’Empereur à du quitter le champ de bataille, la mine déconfite.

C’est le bicorne triste qu’il regagna Matignon pour annoncer au peuple le remplacement de sa mesure la plus impopulaire. La grandeur ne se négocie pas, et c’est ainsi que l’Empereur Dominique se retrouve aujourdhui dans la position d’un monarque sans trône. Le peuple attendait une abdication, sorte d’abjuration d’une incompétence manifeste, il n’en est rien. Il n’y a plus de Napoléon, il ne reste qu’un Louis XVI qui tremble pour sa tête.

Les loups sont lachés, gageons que c’est de son propre camp que l’Empereur renié verra venir les attaques les plus virulentes. Les Fouché, Talleyran et autre Lasnes sont embusqués derrière les buissons de la traitrise, l’honneur n’ayant jamais été pour eux une valeur sure.

Reste à savoir si la perfide Albion n’aurait pas un vieux navire vermoulu à prêter pour y embarquer le Général de Villepin, et faire voile vers St Hélène, pour un long, un trés long séjour. Ses fidèles promettent déjà de ramener sa dépouille aux Invalides dans une quarantaine d’année.


Quant à l’avenir immédiat, ne tirons pas de plan sur la comète, si la bataille du CPE semble gagnée, il faut aussi rester sur ses gardes, et voir que la loi sur l’(in)égalité des chances restent pleine et entière, et que Sarko le Bref ne manquera pas l’occasion pour tenter de redorer son blason bien terne. Au delà de la bataille, c'est la guerre contre le néo-libéralisme qui doit se poursuivre. Fort de nos succès récents depuis le rejet de la constitution européenne, gardons le cap, avec plus de force et de conviction encore. Tous ensemble contre les "moi-je".

Le régime chiraquien n’a plus aucune légitimité, aujourdhui moins qu’hier encore, c’est pas compliqué, après avoir touché le fond il y a peu, les voilà qui se sont mit à creuser, et nul ne sait à quelle profondeur ils s’arrêteront.

La France peut elle souffrir une année entière encore la présence à sa tête d’un régime d’incurie, qui n’a, en une décade, été capable d’aucune action réelle sur les problèmes de nos sociétés modernes ? Et pour cause, en voulant à toute force d’attacher à un modèle néo-libéral fascisant, ils n’ont pas compris que l’avenir ne se regarde pas dans un rétroviseur. La seule mesure de salubrité publique qu’il resterait à prendre au Président, serait une démission pure et simple, montrant ainsi qu’il reste tout de même un peu d’honneur dans ces tête trop grises. Devrons nous échanger l’amnistie de ses déboires contre une démission rapide et salutaire ?

Concluons avec un mot de la mère de Villepin : « pourvou qué ça douré, Napoléonné ! »…non, c’est mal parti, m’dame.

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