Comme pour la constitution européenne, les oreilles du pouvoir n'entendent pas le NON. [video] [texte]
Serait ce un problème génétique ? pathologique ? Ou plus simplement des pratiques masturbatoires de groupe qui feraient que certains sons ne puissent être entendus distinctement ? Mais comme le dit le Premier Sinistre lui même, il entend, il entend tout et tout le monde...Serait ce alors un problème de compréhension ? Une inaptitude sensorielle ? Une occlusion auriculaire empêcherait elle nos dirigeants de bien piger ce que veut dire un "NON" gueulé par toute une population ?
Ainsi, le CPE ne fait pas recette auprès des étudiants...pas plus qu'auprès des chomeurs d'ailleurs...ni même dans les banlieues...ni non plus dans les usines ou derrière les caisses des fast food, en fait, le CPE ne fait recette nulle part. Ah si, il fait recette aupres de Madame Laurence Parisot, la tenancière de la cafetaria du Medef, qui précise que la France doit se doter de " tous les éléments pour un marché du travail plus performant et plus fluide "...donc plus précaire. En terme de performance, on dira de ma part à Madame Parisot qu'elle même n'est pas exempte de tout reproche, vu le peu d'originalité de son discours par rapport à celui de son aristocratique prédécesseur...une sorte de Continuité de Promotion de l'Exploitation.
Soit, ce qu'il y a de bien dans l'affaire présente, c'est l'élargissement du débat que provoque la mobilisation des étudiants. C'est une bonne chose, car il faut déjà contrer la stratégie du pouvoir qui vise a diviser avec sa technique du "j'entends ceux qui manifeste, mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas". Stratégie bien connue, déjà utilisée avec succes, mais qui perd progressivement de sa force, face au nombre croissant de mécontents. On pourrait aussi ajouter un mot sur la méthode, qui écarte tout dialogue, niant ainsi l'existence même des partenaires sociaux....il faut bien dire que les partenaires sociaux en question sont soit timorés, soit complices implicites, en tout cas, il ne se sont encore jamais attaqué à la source même du problème.
Ainsi, le débat s'élargit lors des soirées festives à la Sorbonne ou autre. On y parle pas que du CPE, mais aussi de l'égalité des chances, de la problématique des sans papiers, des repressions des émeutes de novembre. Bref, le pouvoir pétainiste est mis à mal, Travail Famille Patrie ne rencontre pas le succès escompté, et ce n'est pas en envoyant le Sinistre de la culture verser moultes larmes sur une dizaine de vieux livres déteriorés qu'ils réussiront à renverser la vapeur. Cet épisode, propre probablement à émouvoir les bourgeoises élevées au Temesta ou les abrutis congénitaux, montre d'ailleurs le ridicule décalage entre le soucis des élites et celui de la rue.
Et ils ont raison d'élargir le débat, ils ont raison parceque tout est lié. Il faut flexibiliser le marché du travail, et ceci implique tres clairement de détricotter tout le code du travail, de démonter patiemment tous les droits acquis de haute lutte par nos aïeux. Le Chômage, dans nos société de consommation est endémique, il est une nécéssité permettant de mettre en concurence tous les travailleurs.
Les recommandations de l'OCDE en matière de politique de l'emploi sont claires, basée sur le "chômage d'équilibre". Le chômage d’équilibre est généralement associé à une situation d’inflation stabilisée, signifiant une position d’équilibre où les mouvements de prix (dues aux écarts entre les offres et les demandes ) sont annihilés. D’où le terme de taux de chômage qui n’accélère pas l’inflation. C'est ce qu'on appelle aussi le " NAIRU ".....Plus simplement, si on met 3 millions de personnes au travail, voilà 3 millions de personnes prêtent à consommer...mais pour qu'elles puissent consommer, il faut produire, sur place, ou importer. Or on ne peut produire qu'avec des capitaux, et on ne peut importer que ce que le marché propose, et selon ses prix. Ceci implique qu'il n'est pas possible de lutter massivement contre le chômage sans investissements substantiels dans les chaines de production, et que pour importer ce qui manque, il faudrait s'endetter d'avantage. Ce qu'il faut comprendre, c'est que si le pouvoir d'achat augmente mais que la production (disons la disponibilité de biens) ne suit pas, il s'ensuit une inflation des prix...Ce qui est rare est plus cher.
A partir de là, tout qui prétend lutter contre le chômage, prétend en fait vouloir précariser le travail. C'est là qu'est l'os, car il n'est plus question de travailler pour augmenter son bien être personnel, il est question de se mettre au travail précaire pour amorcer un mécanisme de fragilisation et de paupérisation des masses laborieuses. Le capital va vers le capitaliste, c'est la règle, ça l'est d'autant plus à notre époque, située à la veille de graves pénuries d'énergies, et d'une remodélisation de la géopolitique.
Tout est lié au système économique qui régente nos vie. La politique d'immigration choisie pronée récemment par Nicolas le Bref ne dis pas autre chose : on refuse de prendre le risque d'augmenter la masse des chomeurs, situées idéalement entre 8 et 12% de la population active, on préfère attirer les hautes compétences qui nous font défaut. Aveux de déliquescence de l'enseigement national, martyrisé depuis plus de trente ans dans ses moyens et ses fondements ? C'est aussi confortable de tapper sur l'immigration, ça divise la masse, et ça élude des problèmes nationaux d'autre ampleur...Mais à Sangate, c'est toujours la misère criante.
Tout est lié, et ce n'est pas fini, dès que le CPE sera passé, les prochaines attaques vont se situer sur les allocations de chômage, il faut montrer patte blanche aupres instances mondiales de l'économie...FMI, OCDE, Banque Mondiale, OMC, BEI, etc...Les investisseurs veulent une population soumise, non gréviste et contente de sa petite vie de gueux.
Le tableau est sombre, et l'avenir incertain, mais la contestation, qui a déjà le mérite d'exister, prend de l'ampleur...Il suffirait que les étudiants manifeste en même temps que les flammes banlieusardes, en même temps que les chômeurs, en même temps que les intermittents du spectacles, en même temps que les travailleurs sociaux, en même temps que tous les précaires de la vie. Et puis surtout, il faut organiser sa propre communication, sa propre information. A l'heure ou les médias nationaux n'ont plus à prouver leur allégeance au pouvoir en place, l'Internet est une solution pour diffuser massivement ses revendications, sous toutes les formes. Faites des sites, faites des blogs, diffuser des videos, des photos, écriver vos idées, organisez vous vous même, c'est à ce prix qu'un combat perdu d'avance peut finallement bousculer toute les certitudes.
Notes diverses :
L’hypothèse de l’existence d’un taux de chômage d’équilibre constitue l’arrière-fond théorique des propositions du rapport Pisani-Ferry. Elle guide également les recommandations de l’OCDE en matière de politique de l’emploi. [1]
La philosophie du «libre échange» dont on fait tant l'éloge, a été conçue pour les pays les plus riches de la planète. Ceux-ci pratiquent ce qu'ils interdisent aux autres : la souveraineté alimentaire. Pour ne pas succomber à l'utilisation d'un mot qui choque tant les libéraux tel que «souveraineté», ces pays emploient un euphémisme : «mécanismes pour éviter les chantages alimentaires». Et ils ont raison ! L'alimentation, bien que ce soit quelque chose de primaire est la base de tout ce que nous voulons construire socialement et dans l'ordre suivant : Santé, développement humain, développement national. Pour cela, les pays riches de la planète investissent la somme astronomique de 400 milliards de dollars américains en protection et subventions. [2]
Les dirigeants et journaleux de tout bord l’ont bien perçu. Ils s’acharnent à séparer étudiants et vandales, casseurs et non-violents. Pourtant, de l’intérieur, nous avons senti que cette distinction ne pouvait pas exister à ce moment-là.
Ce vendredi soir, beaucoup se sont débarrassés de leur peur et de l’infantilisation.
Le mouvement prend de l’ampleur et dépasse les clivages , ne nous laissons pas imposer ces distinctions,nous avons des choses importantes à faire ensemble.[3]
Je fais partie des 27 "interpellés" de la Résidence de Saint Michel, et il s’agit ici d’éclairer ce qui s’est passé la nuit du 10 au 11 mars 2006, devant la Sorbonne. L’occupation de la Sorbonne a en effet donné lieu à une nuit bien plus retentissante qu’on peut l’imaginer, et surtout plus que les médias le font croire, sur les goudrons parisiens, vibrant de notre colère. [4]
Cela promet pour les jours à venir avec une grande mobilisation la semaine prochaine. La question que l'on pourrait aussi se poser : Les syndicats étudiants tirent-ils uniquement les ficelles des manifestations ou bien sont-ils aidés par de parties politiques ??!! Oui, vous me connaissez maintenant. Partisan du complot partout et nul part, il faut de méfier de l'arbre qui cache la forêt.[5]
Liens des notes :
[1] : http://france.attac.org/article.php3?id_article=351&var_recherche=chomage
[2] : http://france.attac.org/article.php3?id_article=1304
[3] : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24131
[4] : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24167

[5] : http://www.touscontresarko.com/blog/index.php?2006/03/13/502-apres-les-banlieues-en-flammes-voici-venu-le-temps-des-ecoles

Dernière minute : La Section Karcher arrive en renfort, le cpe est sauvé
Ainsi, le CPE ne fait pas recette auprès des étudiants...pas plus qu'auprès des chomeurs d'ailleurs...ni même dans les banlieues...ni non plus dans les usines ou derrière les caisses des fast food, en fait, le CPE ne fait recette nulle part. Ah si, il fait recette aupres de Madame Laurence Parisot, la tenancière de la cafetaria du Medef, qui précise que la France doit se doter de " tous les éléments pour un marché du travail plus performant et plus fluide "...donc plus précaire. En terme de performance, on dira de ma part à Madame Parisot qu'elle même n'est pas exempte de tout reproche, vu le peu d'originalité de son discours par rapport à celui de son aristocratique prédécesseur...une sorte de Continuité de Promotion de l'Exploitation. Soit, ce qu'il y a de bien dans l'affaire présente, c'est l'élargissement du débat que provoque la mobilisation des étudiants. C'est une bonne chose, car il faut déjà contrer la stratégie du pouvoir qui vise a diviser avec sa technique du "j'entends ceux qui manifeste, mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas". Stratégie bien connue, déjà utilisée avec succes, mais qui perd progressivement de sa force, face au nombre croissant de mécontents. On pourrait aussi ajouter un mot sur la méthode, qui écarte tout dialogue, niant ainsi l'existence même des partenaires sociaux....il faut bien dire que les partenaires sociaux en question sont soit timorés, soit complices implicites, en tout cas, il ne se sont encore jamais attaqué à la source même du problème.
Ainsi, le débat s'élargit lors des soirées festives à la Sorbonne ou autre. On y parle pas que du CPE, mais aussi de l'égalité des chances, de la problématique des sans papiers, des repressions des émeutes de novembre. Bref, le pouvoir pétainiste est mis à mal, Travail Famille Patrie ne rencontre pas le succès escompté, et ce n'est pas en envoyant le Sinistre de la culture verser moultes larmes sur une dizaine de vieux livres déteriorés qu'ils réussiront à renverser la vapeur. Cet épisode, propre probablement à émouvoir les bourgeoises élevées au Temesta ou les abrutis congénitaux, montre d'ailleurs le ridicule décalage entre le soucis des élites et celui de la rue.Et ils ont raison d'élargir le débat, ils ont raison parceque tout est lié. Il faut flexibiliser le marché du travail, et ceci implique tres clairement de détricotter tout le code du travail, de démonter patiemment tous les droits acquis de haute lutte par nos aïeux. Le Chômage, dans nos société de consommation est endémique, il est une nécéssité permettant de mettre en concurence tous les travailleurs.
Les recommandations de l'OCDE en matière de politique de l'emploi sont claires, basée sur le "chômage d'équilibre". Le chômage d’équilibre est généralement associé à une situation d’inflation stabilisée, signifiant une position d’équilibre où les mouvements de prix (dues aux écarts entre les offres et les demandes ) sont annihilés. D’où le terme de taux de chômage qui n’accélère pas l’inflation. C'est ce qu'on appelle aussi le " NAIRU ".....Plus simplement, si on met 3 millions de personnes au travail, voilà 3 millions de personnes prêtent à consommer...mais pour qu'elles puissent consommer, il faut produire, sur place, ou importer. Or on ne peut produire qu'avec des capitaux, et on ne peut importer que ce que le marché propose, et selon ses prix. Ceci implique qu'il n'est pas possible de lutter massivement contre le chômage sans investissements substantiels dans les chaines de production, et que pour importer ce qui manque, il faudrait s'endetter d'avantage. Ce qu'il faut comprendre, c'est que si le pouvoir d'achat augmente mais que la production (disons la disponibilité de biens) ne suit pas, il s'ensuit une inflation des prix...Ce qui est rare est plus cher.
A partir de là, tout qui prétend lutter contre le chômage, prétend en fait vouloir précariser le travail. C'est là qu'est l'os, car il n'est plus question de travailler pour augmenter son bien être personnel, il est question de se mettre au travail précaire pour amorcer un mécanisme de fragilisation et de paupérisation des masses laborieuses. Le capital va vers le capitaliste, c'est la règle, ça l'est d'autant plus à notre époque, située à la veille de graves pénuries d'énergies, et d'une remodélisation de la géopolitique.Tout est lié au système économique qui régente nos vie. La politique d'immigration choisie pronée récemment par Nicolas le Bref ne dis pas autre chose : on refuse de prendre le risque d'augmenter la masse des chomeurs, situées idéalement entre 8 et 12% de la population active, on préfère attirer les hautes compétences qui nous font défaut. Aveux de déliquescence de l'enseigement national, martyrisé depuis plus de trente ans dans ses moyens et ses fondements ? C'est aussi confortable de tapper sur l'immigration, ça divise la masse, et ça élude des problèmes nationaux d'autre ampleur...Mais à Sangate, c'est toujours la misère criante.
Tout est lié, et ce n'est pas fini, dès que le CPE sera passé, les prochaines attaques vont se situer sur les allocations de chômage, il faut montrer patte blanche aupres instances mondiales de l'économie...FMI, OCDE, Banque Mondiale, OMC, BEI, etc...Les investisseurs veulent une population soumise, non gréviste et contente de sa petite vie de gueux.Le tableau est sombre, et l'avenir incertain, mais la contestation, qui a déjà le mérite d'exister, prend de l'ampleur...Il suffirait que les étudiants manifeste en même temps que les flammes banlieusardes, en même temps que les chômeurs, en même temps que les intermittents du spectacles, en même temps que les travailleurs sociaux, en même temps que tous les précaires de la vie. Et puis surtout, il faut organiser sa propre communication, sa propre information. A l'heure ou les médias nationaux n'ont plus à prouver leur allégeance au pouvoir en place, l'Internet est une solution pour diffuser massivement ses revendications, sous toutes les formes. Faites des sites, faites des blogs, diffuser des videos, des photos, écriver vos idées, organisez vous vous même, c'est à ce prix qu'un combat perdu d'avance peut finallement bousculer toute les certitudes.
Notes diverses :
L’hypothèse de l’existence d’un taux de chômage d’équilibre constitue l’arrière-fond théorique des propositions du rapport Pisani-Ferry. Elle guide également les recommandations de l’OCDE en matière de politique de l’emploi. [1]
La philosophie du «libre échange» dont on fait tant l'éloge, a été conçue pour les pays les plus riches de la planète. Ceux-ci pratiquent ce qu'ils interdisent aux autres : la souveraineté alimentaire. Pour ne pas succomber à l'utilisation d'un mot qui choque tant les libéraux tel que «souveraineté», ces pays emploient un euphémisme : «mécanismes pour éviter les chantages alimentaires». Et ils ont raison ! L'alimentation, bien que ce soit quelque chose de primaire est la base de tout ce que nous voulons construire socialement et dans l'ordre suivant : Santé, développement humain, développement national. Pour cela, les pays riches de la planète investissent la somme astronomique de 400 milliards de dollars américains en protection et subventions. [2]
Les dirigeants et journaleux de tout bord l’ont bien perçu. Ils s’acharnent à séparer étudiants et vandales, casseurs et non-violents. Pourtant, de l’intérieur, nous avons senti que cette distinction ne pouvait pas exister à ce moment-là.
Ce vendredi soir, beaucoup se sont débarrassés de leur peur et de l’infantilisation.
Le mouvement prend de l’ampleur et dépasse les clivages , ne nous laissons pas imposer ces distinctions,nous avons des choses importantes à faire ensemble.[3]
Je fais partie des 27 "interpellés" de la Résidence de Saint Michel, et il s’agit ici d’éclairer ce qui s’est passé la nuit du 10 au 11 mars 2006, devant la Sorbonne. L’occupation de la Sorbonne a en effet donné lieu à une nuit bien plus retentissante qu’on peut l’imaginer, et surtout plus que les médias le font croire, sur les goudrons parisiens, vibrant de notre colère. [4]
Cela promet pour les jours à venir avec une grande mobilisation la semaine prochaine. La question que l'on pourrait aussi se poser : Les syndicats étudiants tirent-ils uniquement les ficelles des manifestations ou bien sont-ils aidés par de parties politiques ??!! Oui, vous me connaissez maintenant. Partisan du complot partout et nul part, il faut de méfier de l'arbre qui cache la forêt.[5]
Liens des notes :
[1] : http://france.attac.org/article.php3?id_article=351&var_recherche=chomage
[2] : http://france.attac.org/article.php3?id_article=1304
[3] : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24131
[4] : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=24167

[5] : http://www.touscontresarko.com/blog/index.php?2006/03/13/502-apres-les-banlieues-en-flammes-voici-venu-le-temps-des-ecoles

Dernière minute : La Section Karcher arrive en renfort, le cpe est sauvé















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