Depuis quarante ans, la géopolitique française en Afrique se résume essentiellement à l’exploitation unilatérale des ressources naturelles de ces pays. Pompafric de Tryo pour illustrer le propos [video] [musical] [texte]Françafrique et Pompe à Fric
Sans même parler de sa politique de soutien à la junte birmane ou aux dictatures laotienne ou chinoise, ou encore à la plupart des démocratures d’Amérique latine, évoquons simplement ses interventions en Afrique : l’association Survie estime à près de 10 millions de morts, dans les dix dernières années, le nombre des victimes directes (par massacres, assassinats, génocides, etc.) des politiques de l’État français, sans parler des « morts indirectes » (par famines, épidémies, absences de soins, etc., dues notamment au fait que les économies africaines sont pillées, dévastées, et sont aujourd’hui exsangues). [1]Il y a des mots qui dégagent de prime abord une connotation positive ou négative. Le mot « francafrique » relève de la dernière catégorie car pour ceux qui ont regardé ne serait-ce que de loin les relations franco-africaines ne peuvent s’empêcher de se boucher le nez du fait de l’odeur nauséabonde qui s’en dégage. Comment ramasser toutes les pratiques de ces relations en une seule formule ? C’est désormais fait depuis la naissance du mot « francafrique », en attendant mieux. C’est le mot le plus explicite en la matière. Il y a cependant une définition qui essaie de situer le noyau dur de ces relations, elle a été donnée dans « France-Cameroun, croisement dangereux » publié par Agir ici et Survie. [2]
Pendant quatre décennies, la cellule africaine de l’Élysée créée par Jacques Foccart, a multiplié les interventions masquées par l’utilisation de mercenaires. " La stratégie de Jacques Foccart avait pour objectifs la défense agressive du "pré carré" français en Afrique, et son extension si l’occasion s’en présentait. Bob Denard, sa bande et leurs semblables y ont joué un rôle essentiel. Ils permettaient à tout moment de fouler aux pieds l’indépendance des ex-colonies et des pays voisins, ce qu’un pays "civilisé", membre du Conseil de sécurité des Nations unies, ne pouvait s’autoriser officiellement. " Nous pourrions citer d’innombrables exemples mais nous nous limiterons à quelques-uns. Dès les années soixante au Zaïre, la France a envoyé ses mercenaires pour soutenir la rébellion katangaise de Moïse Tshombé et permettre à une riche province minière de se détacher d’un pays tout récemment indépendant et fragile. Au Biafra en 1967, les mercenaires français sont intervenus pour entretenir une guerre ayant pour but de miner le Nigeria, géant anglo-saxon. Cette intervention a eu pour conséquence directe le prolongement de la guerre civile et de la famine provoquant la mort de centaines de milliers de Biafrais. Des mercenaires ont été envoyés au Rwanda pour soutenir le camp des génocidaires, pendant et après le génocide, au mépris de l’embargo international du 17 mai 1994 interdisant tout envoi étranger en armes ou en hommes au Rwanda. [3]
Sources :
[1] http://monde-libertaire.info/article.php3?id_article=2154
[2] http://www.lesnouvelles.org/P10_magazine/16_analyse02/16065_qayaadfrancafrique.html
[3] http://www.stop-francafrique.com/















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