Puisqu'au printemps dernier c'est le NON qui a prévalu, il est temps d'en remettre une couche. [video] [texte]L'Europe et les libertés collectives
En remettre une couche ? Certainement...les tenanciers du "oui" n'ont pas baissé les bras, et ils comptent toujours bien nous refourguer, un jour ou l'autre, leur daube. Récement, d'ailleurs, un Sinistre intériorisé s'est laissé aller à dire qu'on pourrait toujours trouver un consensus sur les points qui trouvent un accord global, une manière de saucissoner la constitution pour mieux la faire passer.Mais donc voilà, puisque l'amalgame et le refus de prendre en compte une volonté populaire (le comble pour un mouvement qui spolie cette appelation) continuent, interessons nous aujourdhui, grâce d'ailleurs à un document d'époque, aux failles de feu la constitution mercantilo-européenne, et notament au pan des libertés collectives.
Cette vidéo nous apporte une réflexion intéressante. Grâce à la Wikipédia, on peut déjà effectivement retrouver certains de ces textes et de ces idées. Extrait : [1]
constituion de l'an I
- Article 1. - Le but de la société est le bonheur commun. - Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles. - Article 5. - Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.
- Article 18. - Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.
- Article 21. - Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.
- Article 26. - Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.
- Article 28. - Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.
- Article 31. - Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
De l'état des citoyens :
Article 4. - Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; - Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français.
Des rapports de la République française avec les nations étrangères
Article 118. - Le Peuple français est l'ami et l'allié naturel des peuples libres.
Article 119. - Il ne s'immisce point dans le gouvernement des autres nations ; il ne souffre pas que les autres nations s'immiscent dans le sien.
Article 120. - Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. - Il le refuse aux tyrans.
Constitution belge :
Art. 23 (non modifié depuis 1830)Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine.
A cette fin, la loi, le décret ou la règle visée à l'article 134 garantissent, en tenant compte des obligations correspondantes, les droits économiques, sociaux et culturels, et déterminent les conditions de leur exercice.
Ces droits comprennent notamment :
1° le droit au travail et au libre choix d'une activité professionnelle dans le cadre d'une politique générale de l'emploi, visant entre autres à assurer un niveau d'emploi aussi stable et élevé que possible, le droit à des conditions de travail et à une rémunération équitables, ainsi que le droit d'information, de consultation et de négociation collective;
2° le droit à la sécurité sociale, à la protection de la santé et à l'aide sociale, médicale et juridique;
3° le droit à un logement décent;
4° le droit à la protection d'un environnement sain;
5° le droit à l'épanouissement culturel et social.
Robespierre :«Quel est le but ou nous tendons ? La jouissance paisible de la liberté et de l'égalité ; le règne de cette justice éternelle dont les lois ont été gravées non sur le marbre ou sur la pierre mais dans le cœur de tous les hommes, même dans celui de l'esclave qui les oublie et du tyran qui les nie.»
Jean Jaurès :« Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot ».(1887)
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage »
Emile Zola : "Toute une vie de vols effroyables, non plus à main armée, comme les nobles aventuriers de jadis, mais en correct bandit moderne, au clair soleil de la Bourse, dans la poche du pauvre monde crédule, parmi les effondrements et la mort."
Kalr Markx :« Pour ce qui me concerne, ce n'est pas moi qui ai découvert l'existence des classes dans la société moderne ou la lutte qui les oppose. Bien longtemps avant moi, les historiens bourgeois ont décrit le développement historique de cette lutte des classes et les économistes bourgeois l'anatomie économique des classes. Tout ce que j'ai fait de neuf a été de prouver : 1) que l'existence des classes est seulement liée aux phases particulières, historiques du développement de la production, 2) que la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat, 3) que cette dictature elle-même ne constitue que la transition vers l'abolition de toutes les classes et vers une société sans classe. »
la IIIe République – à ses débuts – bien que « république » et ayant une apparence démocratique (droit de vote pour les citoyens, etc.) conservait en fait le pouvoir entre les mains de personnes appartenant à une certaine couche de la société par le suffrage censitaire. Il s'agissait donc d'une ploutocratie. Quant est il de la "particratie" de la 5eme république (et des démocraties modernes en général) ?
[1] Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_fran%C3%A7aise
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise















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